
À propos
Sculpter ce que l'île dépose.
Née à Saint-Denis, la sculptrice a appris la gouge avant le crayon. Formée à l'ébénisterie en métropole, elle revient à La Réunion en 2018 et installe son atelier dans une ancienne case créole rénovée.
Son travail s'inscrit dans une démarche lente : récolter le bois après les cyclones, laisser sécher, écouter la matière, puis sculpter à la main, sans machine. Chaque pièce porte les nœuds, fentes et veines de l'arbre qui l'a portée.
Tamarin des Hauts, grand natte, bois noir, fanjan — la palette des essences endémiques nourrit un vocabulaire de formes minérales, presque archéologiques.